Les Petits Toits du Monde, rencontre annuelle d'écriture-s

Pentecôte 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015…

 
« le don des langues » … qui sait, en tout cas, pour nous et pour tous ceux qui participent à l’aventure, c’est le  partage des voix vivantes, et tout particulièrement le partage des voix de la poésie contemporaine. Et de l’art qui accompagne.
 
 
On s’allonge pour redresser la cambrure de peindre. Ou la morfondure d’écriture. On est recouvert d’oiseaux. Du blanc coule. La lune ? On dit bleu.
 
On suce de la lumière ou de l’ombre dans un crayon.
On a la bouche toute noire à force et pour langue un pilon de langues. (…)
 
Et puis ça arrive. Ça a lieu. Les mots voient quelque chose qu’on ne voit pas. Des cigognes. Du temps commun. Mais y pense-t-on ? Du temps passe.
 
 
                                   Caroline Sagot Duvauroux, Le Vent chaule suivi de L’Herbe écrit,
                                                                          José Corti
 
 
           
        Tout commence le samedi en début d’après-midi, des poètes, des écrivains ouvrent leur atelier et proposent des pistes pour entrer en écriture.
Puis vient le temps des expositions d’art contemporain avec vernissage et lectures et dîner tous ensemble et des lectures encore en soirée sous la lampe.
        Le dimanche matin, toujours des poètes, des artistes qui ouvrent l’atelier, le leur pour qu’ils deviennent le vôtre, ensuite c’est l’après-midi des lectures et des expositions de livres d’artistes ou de livres uniques ou rares ou d’une œuvre particulière, des hommages rendus aux poètes disparus et dont les voix nous parviennent dans l’au-delà des vies, des éditeurs qui nous parlent de « ça que c’est » de faire des livres et des lectures encore jusque tard dans le soir et toujours les repas partagés, les allées et venues, les rencontres, les paroles, les sourires.
        Le lundi matin encore toujours des ateliers qui ouvrent leur porte pour partager un processus de création, une voie singulière, un étonnement, un questionnement et après le repas c’est encore des lectures, ils sont tous là, tous les invités des Petits Toits du Monde et ils donnent à entendre le poème, le récit, le texte en cours, un inédit, la dernière parution, ce qu’ils veulent bien donner à ceux qui sont là…
 
 
                        Je ne fais pas vraiment de différence entre mon vivre et mon écrire.
 
                                                                       James Sacré, Aix le 3 décembre 2005
 
 
La singularité des Petits Toits du Monde c’est la présence en continue de toutes et de tous, la disponibilité à l’autre, la rencontre auteur-lecteur, artiste-regardeur  à tout bout de champ et hors champ.
La Rencontre, c’est le cœur.
 
La singularité c’est notre désir de n’appartenir à aucune « école ». Ce qui nous guide dans nos choix, c’est le multiple des voix, leur résonance, leur présence.
 
La singularité c’est l’amitié, celle qui vient avec la fréquentation des langues, dans la reconnaissance, dans le croisement de nos bibliothèques, celle qui nait dans les rencontres au fil des lectures, des expositions, des lieux d’art et de poésie que l’on arpente et qui nous sont communs.   
 
La singularité des Petits Toits du Monde c’est qu’ils se déroulent dans une vallée, loin des grandes routes et des grandes villes, loin du village même – en hauteur avec vue sur les crêtes de la montagne de Lure et sur le ciel.
 
La singularité c’est la présence en coexistence de l’art contemporain et de la poésie.  
 
La singularité n’est pas un objectif n’est pas une volonté, c’est juste essayer de dire ce qui est.
Essayer de donner un reflet de ce qui se passe.
Et ce qui se passe est très simple comme on aimerait parfois que se passe la vie ; le poème, la peinture, le récit, les livres, aussi parfois la musique, la danse, la photographie, la sculpture, toujours la communauté. Celle là qui est introuvable sur les cartes de la géographie mais qui est.
 
Le partage de ce qui nous relie, l’art et la langue.
Toute une humanité.
Et dehors et partout, le paysage. La terre, le ciel. Un monde.
Où habiter.
 
 
 
commencer par la joie
faire l’expérience de la solitude
une seule pluie
 
 
            Nicolas Pesquès, la face nord de Juliau huit, neuf, dix, André Dimanche
 
 
 
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Depuis leur origine, les Petits Toits du Monde ont accueilli :
(une fois ou plusieurs fois…)
 
Les écrivains et poètes :
 
 
Guillaume Abrar
Jacques Ancet
Gérard Arseguel
Auxeméry
Edith Azam
Sereine Berlottier
Arno Bertina
Patrick Beurard-Valdoye
Daniel Biga
Jean de Breyne
Julia Billet
Françoise Clédat
Eric Clemens
Pascal Commère
Francis Coulaud
Fabienne Courtade
Ludovic Degroote
Yves Di Manno
Olivier Domerg
Franck Doyen
Ariane Dreyfus
Jean-Pascal Dubost
Patrick Dubost
Sylvie Durbec
Eric Dussert
Antoine Emaz
Stéphanie Ferrat
Odile Fix
Isabelle Garron
Jean-Louis Giovannoni
Liliane Giraudon
Frédérique Guétat-Liviani
Gérard Haller
Emmanuel Laugier
Cédric Le Penven
Roger Lewinter
Frédéric Limagne
Philippe Liotard
Camille Loivier
Béatrice Machet
Claude Margat
Rodrigue Marques de Suza
Joël-Claude Meffre
Jacqueline Merville
Michèle Métail
Yann Miralles
Luis Mizon
Samira Negrouche
Thomas Pesle
Nicolas Pesquès
Brice Petit
Hervé Piekarski
Jean-Yves Picq
Christian Prigent
Fabienne Raphoz
Erwann Rougé
Valérie Rouzeau
Caroline Sagot Duvauroux
Annie Saumont
James Sacré
Hélène Sanguinetti
Erwan Sito
Cole Swensen
Christian Tarting
Esther Tellermann
Marine Vassort
Joël Vernet
Christiane Veschambre
Louise Waren
Mary-Laure Zoss
 
 
Les plasticiens (dessin, peinture, sculpture, photographie, vidéo)
 
 
Jean-Gilles Badaire
Magali Ballet
Katia Botkine
Catherine Debiève
Gilles du Bouchet
Véronique Duhaut
Philippe Guitton
Nina Ferrer-Gleize
Stéphanie Ferrat
Odile Fix
Pierre-Yves Freund
Alexandre Hollan
Patrick Jacques
Agathe Larpent
Magali Latil
Brig Laugier
Thierry Le Saëc
Ena Lindenbaur
Yves Muller
Frédérique Perreau
Thomas Pesle
Caroline Sagot Duvauroux
Paul Trajman
Michel Vanosmael
 
 
Et le jongleur
 
Valentin Lechat
 
Et la danseuse
 
Mathilde Lapostolle
 
 
Les musiciens
 
Nicolas Allwright
Michel Chaupin
La Jongle des Javas
Yves Robial
Louis Roquin
Sankalpo
Luca Spirli
 
 
 
Les éditeurs
 
Editions Arfuyen / Gérard Pfister
Editions l’Attentive / Eliane Kirscher
Editions Autres et Pareils / Olivier Domerg, Brigitte Palaggi
Editions les Ennemis de Paterne Berrichon / Michel Anseaume
Editions Flammarion, Poésie / Yves di Manno
Editions Ivrea / Lorenzo Valentin
Editions José Corti / Bertrand Fillaudeau et Fabienne Raphoz
Editions le Préau des Collines / Jacques Le Scanff
Editions les mains / Stéphanie Ferrat
Editions de la galerie Remarque / Jean-Pierre Sintive
Editions Remarques / Jean-Pierre Sintive et François Heusbourg
Editions Pavupapri / Stéphanie Ferrat
Editions Unes / Jean-Pierre Sintive
Editions Propos2éditions / Michel Foissier
Editions Collodion / François Poulain et Claire Cuenot
Editions Poe&Psy / Danièle Faugeras
Fidel Anthelme X / Frédérique Guétat-Liviani
les cahiers du Frau / Odile Fix  
 
 
 
Revue Inculte / Arno Bertina
Revue Propos de Campagne / Michel Foissier
Revue Quasimodo / Philippe Liotard
 
 
 
 
Les comédiens
 
Nicolas Allwright
Nicole Bossy
Compagnie L’entre deux
Lionel Mazari
Compagnie Octobre
Compagnie du Piano Voyageur
 
 
Les traducteurs
 
François Heusbourg
Martina Kramer
Maïtreyi
 
 
 
Et la Boutique d’écriture de Montpellier
 
Line Colson
Hervé Piekarski
 
 
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Nos partenaires et amis sans qui… et grâce à qui…
 
Stéphanie Ferrat et Jean-Pierre Sintive pour les livres d’artistes, les expositions, tant de choses encore – leur soutien sans faille
 
Erwan Sito pour la conception et la mise en forme de l’espace, de la lumière et du son, et d’autres choses encore – son énergie… vitale
 
 
Et aussi, et combien,
 
Yannick aidé de Kanelle, de Marine (et d’autres "petites mains" dévouées) pour leur cuisine haut de gamme et leurs sourires et leur énergie
 
Manon et Nathalie pour la tenue de la buvette au long cours 
 
tous les bénévoles qui, comme des ami-e-s, sont merveilleusement indispensables à la vie des Petits Toits du Monde 
 
Jean-Pierre Sintive et François Heusbourg pour la tenue du salon du livre
 
Et un salut à Murielle et Pascaline de feu la librairie bonnes nouvelles de Grenoble, à Isabelle Roche de feu la librairie de l’étoile bleue d’Aubagne
 
 
 
*
 
 
Je pense aux personnes merveilleuses de ma vie je pense
     à vous mes amis vous mes inconnus innombrables je
     pense à Robert Desnos dont les yeux étaient des
     perles je pense à Rimbaud le jeune homme vert qui
     rougissait jusqu’aux oreilles je pense à d’Aubigné
     couché avec ses pistolets
Je pense aux personnes à merveille dans ma vie mes
     frères loin mes potes allés mes jamais rencontrés
     je pense au cœur de ma mère solitaire je pense
     sur la tête de mon père je pense à mes aïeux en rangs
     d’oignons dessous la terre je pense à ma grand-mère
     sempiternelle qui avait le blues toujours dans sa
     vieille blouse
Je pense aux personnes merveilleuses à vie je pense à
     leurs coups de mains je pense à leurs coups de pieds
     au soleil cou coupé et à baise m’encore je pense à
     leurs coups de reins je pense à leurs coups de dés
     Je pense aux personnes qui me merveillent la vie d’hier
     à aujourd’hui et jusqu’au lendemain la merveille de
     leurs voix de leurs rires et chagrins je pense à eux
     longtemps je pense à eux très vite je pense à elles
     aussi je pense partout à lui
Je pense aux personnes de ma vie merveilleusement
     je pense merveilleusement aux personnes de ma vie
     car je n’oublie personne personne et pas même moi
     je pense à tout le monde et m’y trouve comprise je
     pense à moi qui pense à vous et à merveille
 
 
                                        Valérie Rouzeau, Va où, le temps qu’il fait

 






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