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ce 22 mai 2017
 
 
 
 
Alors
on serait seul
on serait seul à écouter la nuit – son souffle – son
cri – nos mondes – nos langues – on serait seul avec
notre histoire de bête enfouie – de bête tapie.
 
Alentour
tout continue
et tourne.
 
 
                        Sébastien Ménard, notre désir de tendresse est infini,
                                                     édts Publie.net, collection l‘esquif, 2017 
 
 
quelquefois c’est la chance.
on ne sait pus d’où ni comment mais c’est la chance.
la chance de rencontrer une écriture, une langue, un monde et d’y reconnaître
« son » monde, un quelque part où habiter.
le livre devient alors compagnon fraternel, bâton de chemin, ami inconnu.
quelquefois c’est la chance.
quelque chose que l’on attendait sans savoir.
et qui réchauffe cœur et cœur.
et qui enchante la langue dite.
 
si l’aventure vous dit, vous pouvez lire Sébastien Ménard (que par ailleurs nous ne connaissons absolument pas) (pas encore),
deux versions pour son texte paru récemment chez publie.net en version numérique ou en version papier ;
la version dite « course-poursuite » qui est un récit de voyage : notre Est lointain et sa réécriture, le poème : notre désir de tendresse est infini.
 
nous vous souhaitons une belle lecture…
 
C’est
la caresse
d’un vent d’hiver
sur la courbure
d’une colline.
 
 
pour nous c’est une joie que de partager cela.
 
 
dans douze jours exactement se déroulera
 
la 17ème rencontre d’écritures les Petits Toits du Monde,
 
les 3, 4 et 5 juin
 
dans la vallée du Jabron (Noyers et Curel), sise dans les Alpes de Haute Provence
 
vous pourrez participer à des ateliers de création conçus et animés par nos invités poètes, plasticiens et musicien : des ateliers d’écriture, des ateliers écriture et geste plastique, des ateliers écriture et percussions – un espace de création solitaire et collective, une petite aventure commune et singulière.
 
vous pourrez assister à des lectures ce qui, toujours, donne à entendre ce qui bruisse dans les silences de la langue écrite, ce qui est porté corps et voix et présence de ce qui, d’habitude, nous émeut dans nos solitudes de lecture silencieuse.
 
vous pourrez dans l’entre-temps rencontrer des éditeurs, ces drôles de personnes qui oeuvrent sans relâche et, pour beaucoup, sans trop de moyens financiers, pour que nos bibliothèques soient multiples et ouvertes sur les voix contemporaines, sur ce qui s’écrit maintenant autour de nous ou plus loin dans les ailleurs que seuls les livres nous permettent de rencontrer.
 
vous pourrez aussi partager un verre, un repas, des paroles, dans la plus totale proximité des uns et des autres,
avec, cela va de soi, le sourire d’être là, ensemble.
 
 
vous pouvez retrouver le programme complet ici :
 
 
pour participer le samedi et le dimanche, seule l’adhésion est nécessaire (15€), pour le lundi, une participation de 40€ (repas de midi compris) est demandée en soutien à l’association (nous ne savons toujours pas aujourd’hui si nous aurons la moindre aide publique via les subventions).
 
nous venons, comme vous, d’apprendre le nom de la nouvelle ministre de la culture, Françoise Nyssen, l’éditrice d’Actes Sud. espérons que le livre et « sa chaîne » comme l’on dit (auteurs, éditeurs, imprimeurs et libraires) s’en trouvera réconforté… (il n’ y a pas de mal à espérer)(même si l’heure est plus du côté du doute)(ou d’une forme de désespérance) mais : lire encore,
écrire toujours,
partager chaque fois.
 
 
à la recherche d’une citation pour ponctuer cette lettre que je vous écris, je « tombe » sur ces lignes :
Monde des livres : 95% des écrivains ne vivent pas de leur plume, et poésie et théâtre réunis représentent 0,6% de l’édition annuelle.
 
                                   Antoine Emaz, cuisine, publie.net 2012
 
c’est éloquent et en même temps c’est rafraichissant non ?
au moins nous sommes sûrs de ne pas être soumis au grand marché mondial de la pensée…
unique…
 
 
 
les livres, oui.
et,
l’écriture, oui aussi.
 
 
écrire, devenir auteur de son texte, aller jusqu’à la page et jusqu’au bout de la page, avancer, suivre sa main, entendre sa langue, battre le souffle de son rythme, lire ce qui s’écrit et s’en étonner ou s’en émouvoir ou s’en débattre, relire, raturer, biffer, chercher sans relâche jusqu’à ce que la phrase, le fragment, le vers sonne-nt juste et repartir vers l’inconnu de la phrase qui vient après et marcher dans la forêt textuelle comme sur un sentier étrange et familier.
 
les stages que nous proposons s’inscrivent dans cette quête du texte.
ils s’inscrivent aussi dans la filiation de la littérature et de la poésie écrite par d’autres et qui nous ouvrent la voie, qui nous invitent, qui nous incitent, qui nous accompagnent car nous et notre langue ne sommes pas « tombés du ciel », nous venons dans le sillage…
 
il y  a donc les stages qui proposent cette aventure d’écriture, qui s’appuient « sur la table ».
c’est, pour cette année, les stages :
« renverse du souffle » du 16 juillet soir au 22 juillet matin (5 jours) (Queyras)
« des forêts nous devancent » du 29 juillet soir au 4 août matin (5 jours) (Alpes de Haute Provence)
 
 
et il y a les stages nomades, écriture marche et présence en paysage, qui proposent , en plus de la table de la réécriture, l’écriture au carnet et en paysage, l’écriture en marche et en mouvement, aussi en contemplation, en correspondance avec « l’instant du lieu ».
c’est, pour cette année, les stages :
« écriture en montagne » du 9 juillet soir au 16 juillet matin (6 jours) (Queyras)
« écriture océane » du 16 septembre soir au 23 septembre matin (Finistère)
 
 
 
et il y a le stage de création croisée qui propose et d’écrire et de fabriquer un petit livre d’artiste, donc geste plastique qui accompagne et travail typographique, bas de casse et presse, encre noire et grasse et paysage de la lande des monts d’Arrée et atelier des éditions isabelle sauvage et co-animation avec Isabelle Sauvage et Sarah Clément. c’est :
« les mains du livre », du 9 septembre soir au 16 septembre matin (6 jours)
 
et aussi il y a un stage différent, conçu comme un espace-temps consacré à l’avancée de chacun-e dans son écriture personnelle. pour cela, il « suffit » d’avoir un projet d’écriture, en cours ou encore à l’état de désir. c’est la :
« résidence d’écriture », du 13 août soir au 20 août matin (6 jours) (Queyras)
/ pour participer à cette résidence, il est nécessaire d’avoir déjà participé à un stage avec nous – pour des raisons évidentes de connaissance et d’accord sur notre approche du processus de création de l’écriture /
 
 
 
tous les stages sont en résidence (gîte ou maison louée par nos soins), pension complète (stages à la table, stage de création croisée, résidence d’écriture) ou repas cuisinés ensemble et frais réels de nourriture partagés (stages nomades).
 
retrouvez le détail du programme et les infos pratiques ici même :
 
 
il reste des places.
soyez les bienvenu-e-s.
 
 
 
nous cherchons une voix.
 
nous cherchons une voix dans le noir.
 
nous cherchons la route le jour et les pluies.
 
nous cherchons un récit quelque chose pour la suite
un chemin.
 
 
                                               Sébastien Ménard, notre désir de tendresse est infini





atelier écriture