Juin 2012

ce 12 juin 2012,

 
  
 
On écrit parce que tout est là qui dit le silence en plus.
On écrit parce qu’on n’a plus besoin de dire et que j’écris dit j’y suis. La vie n’est pas moi je suis en vie, je trace mes bords dans le sens inconnaissable parmi les os blanchis par l’eau trimère, l’adonis d’été comme une goutte de sang venue d’orient, le dompte venin, la grande rue, l’œillet rose et les sépultures. Les filles qui ramassent la lavande autour de ce fracas-là ont les jambes griffées de grimoires. Mais la nuit est trop sombre au retour pour qu’elles déchiffrent aux griffures du grimoire. Peut-être n’y pensent-elles pas. Elles ont faim. C’est pourtant ce qu’elles cherchent, la trace sur elles de vivre et son étrange amour de mourir.
 
Toujours c’est forcément pendant
 
 
                                   Caroline Sagot Duvauroux, Le Buffre, barre parallèle
 
 
 
Dans quelques jours c’est le marché de la poésie, la ruche bourdonnante de la place Saint Sulpice, le temps des trouvailles poèmes et des retrouvailles amies, peut-être y serez-vous, peut-être nous verrons-nous, sinon,
de toutes les façons, d’ici peu, c’est l’été-festival-des-criquets, d’ailleurs ils sont déjà là, vous les entendez ?
 
 
l’été l’écriture, c’est :
 
 
- Le stage écriture en montagne, récit déambulatoire (Queyras du 14 au 21 juillet)         il reste 1 place ou 2 si nécessaire (si vous venez avec un-e ami-e ?)
 
- Le stage de création littéraire sur les rives de l’Insight (Alpes de Haute Provence du 22 au 28 juillet), il reste 1 place
 
- Le stage de création littéraire l’écriture naîtrait de l’ouverture d’un livre (AdeHP du 5 au 11 août), il ne reste plus de place (c’était juste pour dire que oui, ce livre est à écrire… )
 
Vous pouvez retrouver le programme complet avec les intitulés « entiers » des stages et les infos pratiques sur notre site ou en nous écrivant pour qu’on vous envoie le pdf de la plaquette.
 
 
L’été l’écriture, c’est aussi :
 
- Samedi 4 et dimanche 5 août, deux journées de géopoétique dans la forêt, dans l’écosite culturel et buissonnier des terres d’encre,
 
Samedi 4 août / sept lieux sonores dans la forêt.
                                   sept étapes où l’oreille tendra à l’inouï pour en rapporter quelques
                                   notes du voyage.
 
Dimanche 5 août / le carnet du bois de pins (hommage à Francis Ponge)
                                   quittant la chênaie, on atteint un plateau de hêtres puis, traversant une
                                   cascade de roches, on parvient au petit bois de pins, simple, frais,
                                   silencieux, ouvrant sur deux pays :
 la jungle des montagnes et le galet de Lure.
 
Rendez-vous, après s’être inscrit par courriel ou téléphone, à 10 h devant la mairie de Saint Vincent sur Jabron (04)
 
Ces deux journées font partie du « pays de l’écriture », action subventionnée par des communes de la vallée, par la CCVJ, le CG04, le CR et la DRAC PACA.
 
Participation libre et gratuite, simplement la nécessité d’avoir réglé son adhésion 2012 (10€)
 
 
 
Si vous souhaitez déjà et malgré l’appel des criquets préparer les jours doux de septembre, il y aura une journée de géopoétique le 29 septembre et un week-end de création littéraire les 22 et 23 septembre, mais… tentons de vivre ce qui est là, tiens, j’entends les criquets, pas vous ?
 
 
                                               les cigales vont mourir –
                                               mais leur cri
                                               n’en dit rien
 
                                                           Matsuo Bashô
 
 
 
Ps / on ne vous a rien dit des Petits Toits du Monde qui viennent d’avoir lieu, on ne vous a rien dit parce qu’on n’est pas encore vraiment redescendu de là-haut des voix et des présences, de là-haut des forêts, de là-haut des ami-e-s d’écriture comme surgi-e-s de nulle part toute part et qui demeurent
La prochaine et 13ème édition des Petits Toits du Monde, c’est Pentecôte 2013 (c’est toujours Pentecôte les petits toits), venez ou revenez parce que ce n’est que du vivre et c’est difficile à raconter le vivre et puis quelle importance sinon le vivre justement…
 
 





atelier écriture