Mars 2014

 

 

Ce 28 mars 2014,
 
 
 
Celui qui écrit pour aujourd’hui est quasi déjà d’hier, et celui qui écrit pour demain risque de ne jamais être lu. Ce qui permet de sortir de l’impasse, peut-être, c’est la singularité d’un geste d’écriture qui n’est pas fait pour hier, aujourd’hui ou demain, mais qui reçoit sa légitimité par sa propre nécessité interne, la résonance poétique d’une vie.
 
                                                                                  Antoine Emaz, flaques, centrifuges 2013
 
 
 
Nos prochains rendez-vous :
 
Un stage de création littéraire en résidence dans un gîte de montagne, 05
Les Petits Toits du Monde, la 14ème rencontre d’écriture-s en vallée du Jabron, 04
 
 
 
Le stage de création littéraire / du dimanche 15 juin soir au samedi 21 juin matin
 
Unerzählt, l’inénarré
 
(un voyage)
(déplacement / écart / labilité / reconfigurations /
perméabilité du réel / porosité des niveaux)
 
Un narrateur, la figure du voyageur, s’arrache constamment à ce qu’il vit
par la méditation, le rêve et le souvenir, et, le monde visité se révèle
comme un univers de strates, en expansion permanente.
 
Pour ce stage de juin, pour ce travail d’écriture qui se présente comme un voyage intérieur où l’espace et le temps viennent s’enchâsser pour faire sens dans la langue du narrateur-voyageur, nous avons choisi un lieu hors de.
 
C’est un gîte nommé « gîte des trois cols » qui se situe dans les Hautes Alpes, en bord sud du parc des Ecrins, au-dessus du lac de Serre Ponçon, au-delà du village de Réallon, au-delà du dernier hameau ; c’est la dernière maison et puis, c’est la montagne.
Vous pouvez aller « y » voir au www.gitedes3cols.fr
 
L’atelier se tiendra dans la grande salle commune (réservée pour l’atelier) ou en terrasse ou en jardin ou en pleine nature.
Les horaires d’atelier (11h-13h/14h30-19h) permettront, à qui le souhaite, chaque matin, d’aller marcher en montagne ou de rêver en regardant les crêtes ou de marcher au bord du torrent ou de lire ou d’écrire ou de.
Les chambres sont pour deux.
L’accueil est chaleureux.
Quelques bannières tibétaines flottent au jardin. De quoi se sentir chez soi.
Et s’assoir à la table. Et écrire. Face à dehors.
 
Le coût du stage en pension complète est de 560€.
L’inscription est définitive (!) à réception des arrhes (150€) qui ne sont encaissées qu’à l’issue du stage. Possibilité de paiement en trois fois.
Il reste des places… et la montagne est vaste…
 
Une fois de plus, je regarde la montagne. Comme si sur sa façade changeante allait se dessiner un sens imprévisible. Je parcours des yeux le réseau de fissures et de failles. Je pense aux lignes d’une main dont je chercherais à lire le destin. Un vol de corneilles passe en criant.
                                                           Jacques Ancet, le dénouement, Opales 2001
 
 
 
Les Petits Toits du Monde / samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 juin (Pentecôte)
 
Cette fois, nous sommes en mesure de vous donner l’intégralité de la liste de nos invités… et nous en sommes très heureux…
 
Nous accueillerons donc :
 
Les poètes Jacques Ancet, Daniel Biga, Jean de Breyne, Francis Coulaud, Liliane Giraudon et Cole Swensen (USA).
Le traducteur François Heusbourg (dans la vie, aussi et surtout éditeur et poète),
les traductrices Maïtreyi (dans la vie, aussi et surtout danseuse), Martina Kramer (dans la vie, aussi et surtout plasticienne).
La plasticienne Agathe Larpent.
Les éditeurs Danièle Faugeras (Poe&Psy- poésie), Michel Foissier (Propos2éditions-poésie), François Poulain et Claire Cuenot (Collodion - livres d’artistes).
Et bien sûr l’écrivain Julia Billet, Présidente de Terres d’encre,
et bien sûr les éditions Unes avec François Heusbourg et Jean-Pierre Sintive qui, notamment, tiendront le salon du livre de la Rencontre d’écritures.
Et, grâce à Jean-Pierre Sintive, nous rendrons hommage au poète Fernando Pessoa.
 
La quasi totalité des poètes reçus cette année sont aussi des (« grands » !) traducteurs de poètes non francophones, aussi, une table ronde autour de la traduction en poésie se tiendra que voudra bien modérer François Heusbourg et à laquelle participeront les traductrices invitées bien évidemment.
 
Nos invités poètes, la plasticienne et Julia notre présidente, proposeront des ateliers-rencontres, ainsi il y aura des ateliers d’écriture, un atelier lecture, un atelier corps et traduction, un atelier signes (dessin, empreinte, mot), une conversation autour des « creative writing » aux Etats-Unis,…
 
Bien sûr, chaque poète donnera trois lectures réparties sur les trois jours
et un vernissage le samedi soir ouvrira l’exposition de la plasticienne…
 
Nos invités éditeurs présenteront leur maison d’édition et nous feront entrer dans « l’atelier éditorial » – quelle politique, quelle éthique, quelle esthétique, quand, où, comment, avec qui, pourquoi ?.... jusqu’où… ?
 
 
Erwan Sito, « notre » « creative man », comme chaque année, métamorphosera l’espace polyvalent qui nous accueille en espace poétique dédié corps et âme à la poésie, à la création, au partage, à ce qui nous tient… à cœur…
 
Isabelle Renon et son équipe cuisine, Cathie, Charlie,… nous permettront de partager sur place les repas tous ensemble.
 
Manon, à son habitude, tiendra la buvette
 
 
Le soleil est chaleureusement invité.
Les oiseaux aussi.
Les coquelicots du pré voisin.
Les brebis dans ce même pré.
Les paroles à l’ombre.
Les amis. Connus. Et. inconnus (encore).
 
Nul besoin de s’inscrire pour le samedi et le dimanche, il suffit de venir,
c’est à Noyers sur Jabron, dans la salle des Bérauds (à 2kms du village), en plein champ et, pour l’exposition, c’est à la Cabine du Passavour à Curel, grange devenue salle culturelle.
 
L’adhésion annuelle à l’association sera demandée sur place (10€).
 
Pour le lundi, il est demandé de s’inscrire à l’avance (courrier, courriel) et d’apporter sa participation (40€) correspondant à un soutien à l’association et « donnant droit » au repas de midi.
 
 
Le programme détaillé sera disponible sur notre site à partir de la mi-avril.
Vous pourrez, si vous le souhaitez, le télécharger et le faire circuler autour de vous.
 
 
La culture ne dépend plus, dans son ensemble, de la dictature des producteurs ni des consommateurs, mais de celle des distributeurs. La puissance distributive des médias illustre le mythe universel de l’argent qui combat en vain, puisqu’il le rejoint, celui du maître absolu : la mort.
Alors faut-il écrire contre… ?
La négation risque de fortifier ce qu’elle nie. Il faut écrire non pour la déchirure, mais pour le jour.
Ecrire est un acte. Un acte d’existence. Comme l’existence il a sa tenue hors de soi dans l’ouvert.
 
                                                           Henri Maldiney, écrire, résister, Encre Marine 2001
 
 

 






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