les
chemins de l'écriture
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Ce
sont des chemins qui n’existent pas encore.
Ils
existeront dès lors que nos pas, dès lors que notre
souffle, notre regard, nos corps, dès lors que nos textes,
nos gestes, nos traces auront laissé aussi bien empreintes
de pas sur le sentier ou sur la crête qu’empreintes
du poème, du récit, de la peinture, de la photographie,
autres empreintes encore.
L’intervalle
de silence
- entre chaque pas -
les
pierres qui remplissent
le coffre du souffle
André du Bouchet
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Les
chemins d’écriture sont des chemins écrits.
Ils
sont écrits, dès l’abord et d’abord, par
notre marche qui est elle-même rythme, déplacement
vers l’horizon, ouverture du regard comme du paysage.
Puis ils sont écrits « en cours de route » ou
par étapes sur le carnet.
Ils sont notés, griffonnés, croqués, peints,
mis en récit, fragmentés, ils sont trouvés
en vers, en prose, murmurés, inventés sans limite.
A
lui seul le chemin est énigme car il ne conduit nulle
part.
(…)
le paysage alentour qui fait tâche, devient encre, m’écrit,
m’accepte.
(…)
Ce chemin n’est que chemin, mais ce qui donne sens est
contenu dans ce chemin.
Pierre-Albert Jourdan, les sandales de paille, Mercure de
France,1987
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Les
chemins d’écriture sont des chemins, des carnets, des
temps et des espaces de création.
Ce
sont des ateliers nomades qui se déplacent au fil des chemins,
qui explorent des territoires et qui laissent traces de cette expérience
sous la forme de carnets, de stèles, de mobiles, d’histoires
de mémoire.
A la marche et à l’écriture, sont associées
d’autres arts : peinture, encre, photographie, sculpture,
céramique, installation, etc.
Dans
mon esprit se confondent paysage et peinture, poésie
et regard.
(…)
devenir la phrase du monde.
(…) parce que celui qui passe sans s’attarder,
jamais n’entendra la phrase de l’espace.
Claude Margat, Poussière du Guangxi, la Différence,
2004
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Terres d’encre conçoit et anime les chemins d’écriture
en compagnie d’un(e) artiste choisi(e) en fonction du projet.
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