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Les
résidences de Terres d’encre accueillent des écrivains
et des artistes.
Les
résidences d’écrivain sont soutenues par le
Centre National du Livre, lequel, suite à son accord et suite
à une convention tripartite (l’auteur, le CNL, -dossier
soutenu par la DRAC et l’association) verse à l’auteur
en résidence une bourse.
L’association assure quant à elle, l’hébergement
et la restauration.
Les
résidences d’artistes ne sont soutenues par …
personne (en tant que « résidences » s’entend).
Les
résidences d’écrivain
Elles se déroulent durant deux ou trois mois.
L’écrivain, le poète, consacre plus de la moitié
de son temps à sa création personnelle, à sa
recherche, à son invention de la vie.
En
dehors de ce temps consacré à sa propre démarche,
il (ou elle bien sûr) partage la vie de l’association
en animant et/ou en co-animant des espaces temps de trans-mission.
Ceux-ci prennent la forme d’ateliers de création (écriture,
écriture-peinture, théâtre, lecture, etc.) en
direction d’adultes et d’enfants. Ces ateliers, le plus
souvent, se déploient dans un temps – stages de deux,
trois ou cinq jours – permettant au « public »
concerné de vivre une réelle aventure d’expression
et de création.
Les résidences d’artistes
Elles différent des résidences d’écrivains,
non dans leur fond, mais dans la forme, ce qui pour des artistes
est « la moindre des choses ».
Leur
cadre n’est plus défini en fonction d’un temps
donné mais en fonction d’un projet.
Par exemple : à partir d’une réflexion commune
et d’un accord (au sens de résonance) en profondeur,
l’artiste anime et/ou co-anime des ateliers sous forme de
stages ainsi qu’ils existent avec les écrivains en
résidence.
En contre-partie, Terres d’encre peut fournir à un
artiste des outils ou des moyens nécessaires à sa
création pour un projet précis ou pour une période
de recherche .
Les résidences d’écrivains
et les résidences d’artistes peuvent parfois
être croisées ou se rencontrer au cours du même
projet.
Ce fut le cas de la résidence de l’écrivain
Jean-Gilles Badaire avec la résidence d’artiste du
photographe Yves Muller.
Quelquefois et, curieusement, aux côtés (proches
et différents comme le sont la main droite et la main gauche)
du poète ou de l’écrivain,
chemine à l’amble, le peintre ou la plasticienne.
Ce
fut le cas de Jean-Gilles Badaire, en résidence d’écrivain
(2004), qui écrit et peint. C’est d’ailleurs
comme peintre, ce qui est juste au vu de l’amplitude et de
la qualité de son travail, qu’il a d’abord été
connu et reconnu. Or, dans ce domaine de la peinture, il est très
aimé des poètes et de leurs éditeurs, eux-mêmes
très sensibles à l’accompagnement réciproque
des textes et des peintures tel que le com-prend et le pratique
Jean-Gilles.
Avec lui, des adultes et des enfants ont écrit-peint des
livres uniques et des carnets d’atelier.
Ce sera le cas pour Stéphanie Ferrat, en résidence
d’écrivain (hiver 2005), qui écrit, peint, installe,
colle, sculpte, sensible, nature, typographe, trouvaille et édite
dans son édition singulière Pavupapri.
Déjà, en amont de sa résidence, elle est venue
animer deux journées d’un atelier d’écriture
et de fabrication de « livres-pierres »…
Mais, la toute première des résidences d’écrivain
fut celle de l’écrivain Julia Billet en 2001.
Elle écrivait jour et nuit bien souvent.
Ce temps lui permit d’écrire son second roman pour
adolescents (publié, comme le premier, à l’Ecole
des Loisirs : salle des pas perdus ).
En résidence d’artiste
La plasticienne Katia Botkine vint surprendre les enfants avec un
immense « oiseau-lire » et animer des ateliers de création
dans le volume pour des enfants (en lien avec le thème et
le matériau de la forêt) et des ateliers de création,
en volume toujours, mais pour des adultes et en accompagnement de
poèmes écrits au cours de journées géopoétiques
dans le cadre du pays de l’écriture (voir la rubrique
« le pays de l’écriture »).
La plasticienne Catherine Debiève, venue des Cévennes
où … elle écrit aussi, a permis à des
enfants de créer un abécédaire « à
la lettre » lors d’un atelier de mail art.
Le photographe Yves Muller qui a co-animé avec nous un week-end
de création écriture et photographie : écrire
avec la lumière lors du printemps des poètes 2004
a également suivi le « work in progress » de
la fabrication du livre d’artistes de la poule au lézard
lors d’un stage animé par Jean-Gilles Badaire.
C’est aussi Yves Muller qui co-anime avec nous deux week-ends
(juin et septembre 2005, voir la rubrique « les chemins d’écriture
») où il est question de marche, de paysage, d’écriture,
de photographie et de carnets de chemins.
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Tout
artiste a le devoir de s’exprimer lui-même.
Tout artiste a le devoir d’exprimer son époque.
Tout artiste a le devoir d’exprimer les qualités
pures et éternelles
de l’art de tous les hommes.
Vladimir Kandinsky, über das Geistige in der Kunst
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Chaque résidence donne lieu à
une création.
Il peut s’agir d’une exposition, de la publication d’un
livre, d’un catalogue, etc.
Par
exemple, l’exposition, organisée en partenariat avec
la médiathèque de Château Arnoux (04), des livres
d’artistes et d’une série de peintures (plus
une très grande toile) de Jean-Gilles Badaire (« enneigement
de la falaise », mémoire peinte du pays Dogon, dix
toiles de un mètre sur un mètre et « une pirogue
dans la nuit », toile de huit mètres sur six) en septembre-octobre
2004.
Elle a été accompagnée par la publication d’un
catalogue comprenant, outre les reproductions des peintures, un
texte de Bernard Noël et par des lectures, lors du vernissage,
de Bernard Noël, de Jean-Pierre Sintive et de Jean-Gilles Badaire.
Le choix des écrivains, des poètes
et des artistes accueillis en résidence, s’origine
toujours à une Rencontre.
Cette Rencontre est tout autant la Rencontre avec une œuvre,
avec un cheminement de création, qu’avec un être.
Ainsi chaque résidence invente son propre rythme, son alchimie
du quotidien et, pour finir, en vient à mettre à jour
le sens réel – forme et fond - de la résidence.
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